Samedi 17 mai 2008
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23:29
Samedi, après mon faux départ de la veille, je charge Multi de bonne heure et prend la direction de la gare ouest de Kunming sous le regard de Yann, cyclo-touriste Breton et solitaire comme moi
(nous faisons plus ou moins la même route et allons nous mailer pour nous alerter mutuellement des embûches). Le ciel est gris, incertain, la pluie fait son apparition après mon 1er km.
À la gare, j’ai la mauvaise surprise de m’entendre dire que non, on ne peut pas prendre Multi, que le bus pour Chuxiong est trop petit. Pourtant jeudi j’ai fait l’effort de me déplacer et de tout vérifier dans cette même gare… Deux jours plus tard, les visages derrière les guichets sont les mêmes mais les réponses diamétralement opposées. Ah chère Chine !... Je ne veux tellement pas revivre l’entrée dans Kunming que ma motivation pour en sortir est décuplée : je m’adresse alors à 10 personnes différentes pour décrocher ce OUIiiii. C’est terriblement frustrant dans ces moments-là, de ne pouvoir s’exprimer et comprendre POURQUOI… Même si une voix intérieure me dit que c’est parfois mieux une incompréhension linguistique qu’une incompréhension culturelle.
Je me
dirige alors vers la sortie pour aller dans la gare principale et ô miracle, un chauffeur me hèle “Ok pour le vélo. 100 yuan !” (au lieu de 40…) ben voilà, j’ai le fin mot de l’histoire… 45mn
d’attente où la patience en prend encore un coup pour finalement se rendre compte que ce n’est qu’une (évidente) histoire de sous… Alors pour 80 yuans finalement, je couche Multi dans les soutes et
me voilà enfin en route.
Chuxiong, ville moderne. Tout me parait grand, nouveau, comme sorti de nulle part et construit la veille. Les avenues sont immenses. Je déjeune et prend la route somnolente avec un mal de tête lancinant. J’ai dormi 4h, les séjours en ville rimant le plus souvent avec peu de sommeil. À quand les journées de 48h…
Je roule sur une nationale à taille humaine, l’équivalent de nos départementales françaises. Maisons blanches, blasons ronds colorés sur les murs, inscriptions en arabe. Je traverse des villages Hui et Bai.
A Nanhua, soit après seulement 40km, je ne pense qu’à une chose : DORMIR. Mais une nouvelle fois je galère pour trouver un hôtel qui veuille de moi. Finalement, Huang Ling Lan, la jeune fille qui m’aide ce soir-là, m’invite chez elle, dépitée et presque honteuse que personne ne veuille me recevoir. Bizarrement, j'hésite. J’ai tellement sommeil que la perspective de fournir un effort de plus et raconter mon histoire à toute une famille me parait surhumaine… mais je ne peux expliquer quoique ce soit et accepte, bien reconnaissante tout de même ! Comme une surprise n’arrive généralement jamais seule, je passe la porte d’une maison vide, les parents sont en voyage dans la province. Mon silence fait le reste : je me couche presqu’aussitôt arrivée.
À la gare, j’ai la mauvaise surprise de m’entendre dire que non, on ne peut pas prendre Multi, que le bus pour Chuxiong est trop petit. Pourtant jeudi j’ai fait l’effort de me déplacer et de tout vérifier dans cette même gare… Deux jours plus tard, les visages derrière les guichets sont les mêmes mais les réponses diamétralement opposées. Ah chère Chine !... Je ne veux tellement pas revivre l’entrée dans Kunming que ma motivation pour en sortir est décuplée : je m’adresse alors à 10 personnes différentes pour décrocher ce OUIiiii. C’est terriblement frustrant dans ces moments-là, de ne pouvoir s’exprimer et comprendre POURQUOI… Même si une voix intérieure me dit que c’est parfois mieux une incompréhension linguistique qu’une incompréhension culturelle.
Je me
dirige alors vers la sortie pour aller dans la gare principale et ô miracle, un chauffeur me hèle “Ok pour le vélo. 100 yuan !” (au lieu de 40…) ben voilà, j’ai le fin mot de l’histoire… 45mn
d’attente où la patience en prend encore un coup pour finalement se rendre compte que ce n’est qu’une (évidente) histoire de sous… Alors pour 80 yuans finalement, je couche Multi dans les soutes et
me voilà enfin en route.Chuxiong, ville moderne. Tout me parait grand, nouveau, comme sorti de nulle part et construit la veille. Les avenues sont immenses. Je déjeune et prend la route somnolente avec un mal de tête lancinant. J’ai dormi 4h, les séjours en ville rimant le plus souvent avec peu de sommeil. À quand les journées de 48h…
Maison de village Hui
Je roule sur une nationale à taille humaine, l’équivalent de nos départementales françaises. Maisons blanches, blasons ronds colorés sur les murs, inscriptions en arabe. Je traverse des villages Hui et Bai.
A Nanhua, soit après seulement 40km, je ne pense qu’à une chose : DORMIR. Mais une nouvelle fois je galère pour trouver un hôtel qui veuille de moi. Finalement, Huang Ling Lan, la jeune fille qui m’aide ce soir-là, m’invite chez elle, dépitée et presque honteuse que personne ne veuille me recevoir. Bizarrement, j'hésite. J’ai tellement sommeil que la perspective de fournir un effort de plus et raconter mon histoire à toute une famille me parait surhumaine… mais je ne peux expliquer quoique ce soit et accepte, bien reconnaissante tout de même ! Comme une surprise n’arrive généralement jamais seule, je passe la porte d’une maison vide, les parents sont en voyage dans la province. Mon silence fait le reste : je me couche presqu’aussitôt arrivée.