Lundi 5 mai 2008
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16:19
Le soleil me nargue quand j'aperçois la ville de Xingren, et bien que je n'aime pas m'arrêter dans les villes, même petites, je pose le pied à terre enfin. La galère de l'hôtel dans une grande
ville. Comme d'hab, on m'envoie d'abord vers la pension rococo, mais je trouve la djaodailsouo familiale comme j'aime, avec une ribambelle de gamins. Tout le monde se met en 4 pour moi. Les
enfants, les jeunes s'essaient tous à 3 mots d'anglais quand arrive la tante, Fan Guoju, prof d'anglais dans un lycée de Xingren.
Fan Guoju
et son fils de 3 ans dans les rues de Xingren
Soirée famille, photos, on me couvre de cadeaux que je ne pense même pas une seconde refuser même si je vais devoir les laisser en route (sac, thé, peinture chinoise, chemise et jupe pour ma petite
nièce qu'ils ont trouvée teeeeellement belle). Envolés mes espoirs d'écriture (quand je vous dis que voyager seule ne rime jaaaaamais avec être seule 5mn...). Dix fois je les entends me répéter
leur bonheur et leur honneur de ma présence chez eux. Je me rends compte encore à quel point les chinois ont une soif de connaître des étrangers. Les seules images des occidentaux qu'ils ont sont
celles véhiculées par la télé, les films, les infos contrôlées du gouvernement. J'en profite pour parler avec Fan Guoju du système scolaire chinois. Je me sens tellement bien avec elle que je lui
demande si je peux passer la journée au lycée le lendemain. À son sourire, je comprends que je ne pouvais lui faire plus plaisir.
Je m'endors au son des chants funéraires voisins (qui reprennent dès 7h du matin : trompette, tambour... ainsi célèbre-t-on en Chine la mort d'un proche).
Par Camille
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