Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 16:01
Niuchang Xingren, 65.61km et tombe la pluie sans discontinuer. Après avoir attendu une heure en espérant que la pluie cesse, je m'équipe en conséquence et quitte mes hôtes fort sympathiques, qui ne comprennent absolument pas pourquoi je pars par un temps pareil. Moi non plus d'ailleurs. Mais Pékin est encore loin et les JO ne m'attendront pas pour commencer...

 

Sur la route Niuchang-Xingren


En dix minutes, je suis trempée jusqu'aux os et progresse très lentement. Je me dis qu'il faut s'arrêter mais alors je me congèle sur le bord de la route. Ma veste Patagonie (qui de Patagonie n'a vraiment que le nom...) colle au t-shirt trempé - effet sueur pluie extraordinaire. 20km m'en paraissent 70. La brume sur les montagnes et les sourires du bord de route sont mes seules consolations. Les paysans ont troqué la palanche pour un panier d'osier porté comme un sac-à-dos.

Les paysans portent ce large chapeau en paille de riz,
la cape de pluie est faite de plantes séchées


Alors que je suis à nouveau sous le porche d'un kiosque, frigorifiée, je rate LA photo : un petit bonhomme, pas plus haut que 3 pommes rentre de l'école sous la pluie. Coiffé d'un parapluie qui a la taille d'un parasol pour lui, il porte un sac-à-dos-panier qui tape sur ses mollets à chaque pas. Mais je suis trop lente, dégoulinante que je suis et le regarde s'éloigner le regard droit et fier. Après le déjeuner, mes compagnons de route sont Raphaël, Placebo et Heroes del Mar. Il me faut une motivation pour avancer, j'ai l'impression de peser 10 tonnes et j'ai... mal au genou. Le froid , la pluie, comme les petits vieux quoi !

 

Par Camille
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